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Hôpital privé Est Lyonnais

Aux urgences de l’HPEL, tout est devenu plus lourd - Article Le Progrès

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Avec la réduction du nombre de passages quotidiens, ne restent que les pathologies lourdes aux urgences de l’Hôpital privé de l’Est lyonnais. Médecins et personnels soignants font face avec toutes les contraintes liées au coronavirus.

Entretien avec le Dr Olivier Blum - Urgentiste de l'établissement

« Le confinement, ce n’est pas un remède. Juste une étape pour éviter la saturation de la réanimation. S’il a été efficace sur Lyon, on n’est pas encore sorti de la crise. Il faut se dire que ça va durer… » Comme tous ses confrères, le Dr  Olivier Blum, médecin coordonnateur des urgences à l’Hôpital privé de l’Est lyonnais (HPEL), appelle à la prudence même si les indicateurs hospitaliers s’améliorent dans le Rhône .

 

De 110 à 40 passages quotidiens

Ici, comme dans tous les services d’urgences, l’activité a fortement chuté avec le confinement, de 110 à 30-40 passages quotidiens. Toute la traumatologie du sport et des activités scolaires a disparu, les accidents de la circulation ont fortement diminué et les patients qui arrivaient aux urgences faute de médecin traitant se sont aussi volatilisés.

Mais, comme ses confrères de ville et hospitaliers, le Dr  Blum s’interroge sur l’absence des patients souffrant de pathologies cardiaques. « Est-ce qu’ils ne veulent pas consulter ? Est-ce qu’ils pensent que leurs symptômes sont liés au coronavirus ? », s’interroge l’urgentiste, qui émet aussi l’hypothèse que certains de ces patients ont été atteints et se trouvent dans les services de réanimation.

Si l’activité a baissé en volume, elle a augmenté en intensité . « Après un petit creux les deux-trois premières semaines, nous avons largement retrouvé notre niveau de pathologies lourdes en digestif, thoracique, neurologique… », constate Olivier Blum. Et tout prend plus de temps car, même si les patients ne sont pas suspectés d’être atteints du Covid-19, ils ont un équipement de protection minimum qu’ils échangent contre un équipement maximum pour les cas suspects. « Il faut s’équiper et se déséquiper sans arrêt », explique le Dr  Blum.

 

Tester tous les soignants

Tous les patients pour lesquels une hospitalisation est nécessaire sont soumis à un test de dépistage. « En plus du prélèvement nasal, nous doublons avec un scanner thoracique depuis trois semaines. Pour le test nasal, le taux de faux-négatifs grimpe jusqu’à 30-35 % en raison des erreurs techniques de prélèvement, mais aussi parce que cela se “négative » aux environ du 12e jour dans le nez. Pour le scanner, le virus est moins visible sur les quatre premiers jours mais il reste plus longtemps », précise le Dr  Blum.

Comme partout, la tension sur les matériels de protection pèse sur les équipes même si Olivier Blum décrit ici moins de peur que sur d’autres sites : « Les équipes sont jeunes et nous sommes tous persuadés de l’avoir plus ou moins eu… Dès qu’on a des courbatures ou n’importe quel autre signe, on se dit que c’est ça », raconte Olivier Blum.

Très peu de professionnels de ce service ont été testés « mais il faudra bien arriver à tester tous les soignants, souligne l’urgentiste. Ils sont à l’interface et on ne sait pas du tout où on en est… »

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